Atlas homérique

Méthodologie

Comment cet atlas décide de ce qu'il faut dessiner, colorer ou refuser de placer. Tout ce qui suit est une règle par rapport à laquelle le jeu de données est validé en CI, et non une simple aspiration.

Les quatre classes d'identification

Les classes sont attribuées manuellement et défendues pour chaque artefact. Elles décrivent le statut d'une identification, et non l'intérêt d'un lieu.

Acceptée
Un site réel faisant l'objet d'un consensus scientifique et archéologique général.
Plausible
Un lieu réel proposé par la recherche universitaire, mais contesté ou non prouvé.
Spéculative
Une identification reposant sur une lecture minoritaire, un unique partisan ou une tradition tardive.
Mythique
Le poème le situe en dehors du monde cartographiable. Aucune tradition externe ne prévaut sur ce fait.

La grille d'évaluation de la confiance de 0 à 12

Quatre critères, trois points chacun. Le score est leur somme et la tranche en découle, de sorte que chaque badge du site peut être recalculé à partir des quatre chiffres du JSON.

0 = nul · 1 = faible · 2 = partiel · 3 = fort

#CritèreLa question à laquelle il répond
1TextuelÀ quel point Homère est-il précis concernant ce lieu ?
2ArchéologiqueExiste-t-il des vestiges fouillés de l'âge du bronze cohérents avec le texte ?
3ScientifiqueDans quelle mesure la recherche classique actuelle s'accorde-t-elle ?
4GéographiqueLes distances, les caps et les points de repère correspondent-ils ?
max12

Tranches

Les seuils sont fixes et publiés :

  • Élevée10–12 — les quatre critères sont substantiellement satisfaits.
  • Moyenne6–9 — un cas réel présentant une véritable lacune.
  • Faible3–5 — un seul critère soutient l'affirmation.
  • Minimale0–2 — l'affirmation existe ; les preuves sont pratiquement inexistantes.

Le score n'est pas une probabilité

Un score de 9/12 ne signifie pas qu'il y a 75 % de chances qu'Ulysse ait vécu là. C'est un outil de jugement éditorial : quatre questions, auxquelles on répond explicitement, afin qu'un lecteur puisse contester une réponse spécifique plutôt qu'un chiffre sorti de nulle part. Rien dans cet atlas n'est une estimation statistique.

Règles auxquelles les données doivent obéir

  • Les coordonnées dépendent d'une hypothèse, jamais d'un lieu. Un lieu ayant des identifications concurrentes possède des coordonnées concurrentes, et la carte les trace toutes.
  • Un lieu marqué comme non localisé ne peut comporter aucune coordonnée. Le schéma l'interdit, de sorte que rien ne peut obtenir discrètement une épingle par la suite.
  • Une identification en dehors du cadre méditerranéen est répertoriée comme hors carte, jamais épinglée à la bordure — cela dessinerait un emplacement que personne n'a proposé.
  • Une identification « acceptée » nécessite une source archéologique ou académique. La tradition seule ne peut pas promouvoir une affirmation au statut d'acceptée.
  • Chaque hypothèse et chaque théorie concurrente cite au moins une source. Une affirmation sans source n'entre pas dans le jeu de données.
  • « Mythique » est une affirmation sur la géographie propre du poème, et aucune tradition ultérieure ne prévaut : Ogygie reste mythique, quelle que soit l'assurance avec laquelle un guide touristique désigne Gozo.

Comment les sources sont citées

Les passages primaires sont cités par œuvre, livre et ligne, afin que toute édition puisse être vérifiée par rapport à eux. Les travaux académiques sont cités par auteur, titre et année. Les URL n'apparaissent que lorsqu'il en existe une publique et stable ; un lien manquant signifie que la citation n'était pas vérifiable en ligne, et non qu'elle est plus faible.

Texte primaireArchéologieRecherche universitaireTradition

Limites, énoncées clairement

  • Les classes et les scores relèvent du jugement d'un seul auteur, appliqué de manière cohérente et publié dans son intégralité afin de pouvoir être débattu.
  • La couverture n'est pas exhaustive. L'atlas contient les lieux et les épisodes présentant une question de localisation digne d'intérêt, et non tous les toponymes des poèmes.
  • L'atlas ne prend pas position sur la réalité historique de la guerre de Troie. Localiser une ville et dater un événement sont des questions différentes, et seule la première est cartographiée ici.
  • Certaines coordonnées sont approximatives à l'échelle d'un village, d'une baie ou d'une île plutôt que d'un site précis. Chaque hypothèse précise laquelle.

Données réutilisables

Le format GeoJSON comporte une entité (feature) par identification, avec sa classe, son score de grille d'évaluation et son URL canonique dans les propriétés — ainsi, un client cartographique peut appliquer un style selon le niveau de confiance sans avoir à nous demander la signification d'un chiffre.

CC BY 4.0 — réutilisation libre, mentionner l'auteur, lier l'URL canonique.