Tirynthe
Une cité du Catalogue des vaisseaux dont l'épithète homérique est une description littérale de ce qui subsiste : des remparts si massifs que les Grecs des époques ultérieures pensaient que des géants les avaient bâtis.
Tirynthe apparaît une fois dans l'Iliade, au sein du contingent argien de Diomède, sous le nom de « Tirynthe aux grands murs ». La citadelle se dresse à huit kilomètres de Mycènes, contrôlant l'accès de la plaine à la mer, et ses fortifications de l'âge du bronze sont les mieux préservées de l'Argolide.
C'est une mention mineure dans les poèmes mais majeure en archéologie, ce qui en fait un cas témoin utile : l'atlas ne mesure pas l'importance d'un lieu chez Homère, mais la certitude avec laquelle il peut être localisé.
Identifications proposées
La citadelle de Tirynthe
Proposé par: Continuous identification; excavated by Schliemann and Dörpfeld (1884–1885)
Acceptée11/12ÉlevéeDes murs cyclopéens mesurant jusqu'à huit mètres d'épaisseur, des galeries en encorbellement et un palais doté d'un mégaron, sur une crête basse dominant la plaine d'Argolide et sa côte. L'unique épithète d'Homère à son sujet — « Tirynthe aux grands murs » — est la description exacte la plus économique d'un site archéologique dans l'un ou l'autre poème.
37.5997, 22.7997· Site
- ArchéologieHeinrich Schliemann and Wilhelm Dörpfeld, Tiryns: The Prehistoric Palace of the Kings of Tiryns (1885)
- Recherche universitaireUNESCO World Heritage List, Archaeological Sites of Mycenae and Tiryns (inscribed 1999)
- Texte primairePausanias, Description of Greece 2.25
Confiance11/12 · Confiance élevée- Textuel
- 2
- Archéologique
- 3
- Scientifique
- 3
- Géographique
- 3
Pourquoi cette catégorie
Accepté : une citadelle fouillée d'une époque indubitable, identifiée de manière continue depuis l'Antiquité. Le score textuel n'est que de 2 car le poème ne dit presque rien à son sujet au-delà de l'épithète.
Ce qui fait débat
Rien sur la localisation. Les questions d'actualité concernent sa fonction — comment Tirynthe était liée politiquement à Mycènes, et ce que la réoccupation post-palatiale signifie pour la fin de l'âge du bronze.
Sources
- Texte primaireHomer, Iliad (trans. A. T. Murray, Loeb, 1924)
- ArchéologieHeinrich Schliemann and Wilhelm Dörpfeld, Tiryns: The Prehistoric Palace of the Kings of Tiryns (1885)
- Recherche universitaireUNESCO World Heritage List, Archaeological Sites of Mycenae and Tiryns (inscribed 1999)
- Texte primairePausanias, Description of Greece 2.25