Tous les épisodes

La Nekyia : Ulysse interroge les morts

Le chant XI envoie Ulysse au bout du monde pour consulter le devin Tirésias. C'est le seul voyage du poème comportant des indications détaillées et aucune destination possible.

Dans le poème

Circé indique la route : une journée de navigation avec le vent du nord à travers l'Océan, jusqu'au rivage des Cimmériens où le soleil ne brille jamais ; échouer le navire près du bois sacré de Perséphone, là où le Pyriphlégéthon et le Cocyte se jettent dans l'Achéron. Là, Ulysse creuse une fosse, y verse du miel, du lait, du vin et de l'eau, et les morts se rassemblent autour du sang.

Ce qui suit est un catalogue des morts — Elpénor, sa mère Anticlée, Agamemnon, Achille, Ajax — et la prophétie qui structure le reste du poème.

Pourquoi cela importe pour l'atlas

La Nekyia est le test de vérité de l'honnêteté même de l'atlas. Elle comporte des instructions précises, de vrais noms de rivières et un site de culte antique qui lui est associé, et pourtant elle n'obtient que 3/12, car la précision d'un rituel ne constitue pas une preuve concernant un lieu.

Théories concurrentes

  • Au-delà de l'Océan, au bout du monde

    Mythique

    Circé envoie le navire de l'autre côté de l'Océan vers un rivage de brume perpétuelle. Lu littéralement, la destination se trouve en dehors du monde dans lequel navigue le reste du poème — ce qui est la lecture de la plupart des spécialistes.

    La demeure d'Hadès
    • Texte primaireHomer, Odyssey 10.504–540 and 11.1–50
  • L'Achéron en Thesprotie

    Proposé par: Herodotus, Histories 5.92; Sotirios Dakaris (from 1958) · Antiquité

    Spéculative

    Une rivière réelle, un véritable oracle des morts rapporté par Hérodote, et un bâtiment fouillé longtemps présenté aux visiteurs comme le Nékyomanteion — une identification que de nombreux archéologues rejettent aujourd'hui. Le culte est historique ; l'assimilation à l'Érèbe d'Homère ne l'est pas.

    • Texte primaireHerodotus, Histories 5.92
    • ArchéologieSotirios Dakaris, excavations at Ephyra, Thesprotia (from 1958)
    • Recherche universitaireReassessments of the Ephyra building as a fortified farmhouse (Greek and Anglophone scholarship since the 1990s)

Ce qui fait débat

Reste à savoir si les noms de rivières ont été empruntés à la Thesprotie pour le poème ou inversement ; si les Cimmériens permettent de situer quoi que ce soit ; et si le chant XI est une partie ancienne ou tardive de l'Odyssée. Aucune de ces questions ne permet de planter une épingle sur une carte.

Questions

Le Nékyomanteion d'Éphyre est-il l'entrée des Enfers d'Homère ?
Non. C'est un site archéologique réel avec une histoire cultuelle réelle, et son identification comme oracle des morts est elle-même contestée. L'atlas le répertorie comme une théorie associée à l'épisode, et non comme un emplacement pour la demeure d'Hadès.
Pourquoi l'épisode obtient-il un score si bas ?
Parce que trois des quatre critères échouent : rien de ce qui a été fouillé ne correspond, il n'y a pas de consensus scientifique sur le fait que le passage situe quoi que ce soit, et la géographie se situe explicitement au-delà du monde connu. Seul le critère textuel obtient des points, et seulement en partie.

Sources

  • Texte primaireHomer, Odyssey 10.504–540 and 11.1–50
  • Texte primaireHerodotus, Histories 5.92
  • ArchéologieSotirios Dakaris, excavations at Ephyra, Thesprotia (from 1958)
  • Recherche universitaireReassessments of the Ephyra building as a fortified farmhouse (Greek and Anglophone scholarship since the 1990s)